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MTBF : Le KPI numéro 1 pour mesurer la fiabilité de vos équipements

Tout le monde veut « moins de pannes » et « plus de disponibilité », mais peu d’équipes savent mesurer objectivement la fiabilité industrielle. Résultat : on se fie trop souvent au ressenti (« cette machine casse tout le temps ») plutôt qu’à un indicateur de performance clair, piloté via la GMAO 

Le MTBF (Mean Time Between Failures, ou Temps Moyen de Bon Fonctionnement) transforme vos impressions en données chiffrées. C’est la base de toute stratégie de maintenance proactive. Bien utilisé dans un outil comme DOMMS, il devient un levier pour prioriser vos actions et fiabiliser durablement vos installations.

1. Définition du MTBF : De quoi parle-t-on exactement ?

Sur le terrain, le MTBF (Mean Time Between Failures, ou Temps Moyen de Bon Fonctionnement) répond à une question simple : combien de temps, en moyenne, vos équipements fonctionnent-ils avant de tomber en panne ?  

Ce qu’il faut retenir :  

  • Fiabilité des systèmes réparables : Le MTBF ne s’applique qu’aux machines que l’on répare (pour le reste, on parle de MTTF).  
  • Indicateur de fréquence : Plus le MTBF est élevé, plus votre équipement est fiable.  
  • Focus sur le fonctionnement : Il ne mesure pas la durée de la réparation (rôle du MTTR), mais l’intervalle de « bonne santé » entre deux pannes.  

2. Calcul du MTBF : Comment faire et comment éviter les pièges classiques

Pour obtenir un indicateur fiable, la formule mathématique est simple, mais la collecte des données doit être rigoureuse :  

MTBF = Temps de fonctionnement total sur la période / nombre de pannes sur la période 

Les précisions cruciales pour votre calcul :  

  1. Le temps de fonctionnement réel : C’est le point où beaucoup d’entreprises se trompent. Il faut exclure le temps d’arrêt planifié (maintenance préventive, pauses, changements de série). On ne compte que le temps où la machine est censée produire. 
  2. Le nombre de pannes : On comptabilise uniquement les défaillances imprévues (correctif), pas les arrêts pour révision.  

Exemple :  

Sur une journée de 24 h, une machine subit 3 pannes (total 3,5 h d’arrêt) et une maintenance préventive programmée (1 h).  

  • Temps de fonctionnement réel : 24 h – 3,5 h – 1 h = 19,5 h.  
  • MTBF : 19,5 h / 3 ≈ 6,5 h entre deux pannes en moyenne.  

3. Pourquoi le MTBF est-il vital pour votre maintenance ?

Pris au sérieux, le MTBF devient un outil d’aide à la décision stratégique :  

  • Identifier les « mauvais élèves » : Repérez les équipements critiques qui saturent vos ressources.  
  • Prioriser les analyses de causes : Un MTBF qui chute doit déclencher immédiatement une méthode de résolution de problème (5 Pourquoi, Ishikawa).  
  • Valider vos plans d’action : Si vous changez un fournisseur de pièces ou modifiez un mode opératoire, le MTBF doit remonter. C’est la preuve par la donnée.  
  • Arbitrer le « Réparer ou Remplacer » : Un MTBF qui se dégrade structurellement malgré le préventif indique une machine en phase d’usure terminale.  

Focus : Détecter la « mortalité infantile »

Le MTBF est un excellent détecteur de problèmes de qualité. Un MTBF très faible juste après une révision majeure indique souvent une défaillance précoce : défaut de pièce neuve, erreur de montage, intervention en « errance » ou mauvaise manipulation au redémarrage.  

Le conseil DOMMS : En suivant le MTBF par intervenant ou fournisseur dans votre GMAO, vous identifiez si ces pannes précoces sont systémiques et ajustez vos procédures de contrôle.  

4. SDF, FDM et Maintenance Conditionnelle : Aller plus loin

Le MTBF ne vit pas seul. Chez Ovalie Tech, cet indicateur est au cœur des études de Sûreté de Fonctionnement (SDF) et des analyses FDM (Fiabilité, Disponibilité, Maintenabilité).  

Il joue également un rôle clé dans la maintenance conditionnelle et prévisionnelle. En surveillant les « signaux faibles » et en analysant l’évolution du MTBF, vous pouvez déterminer avec précision le moment idéal pour intervenir avant la rupture, optimisant ainsi vos coûts de possession.  

5. Les limites : Le MTBF ne raconte pas tout

Pour une vision à 360° de votre performance industrielle, couplez le MTBF avec :  

  • Le MTTR (Mean Time To Repair) : Pour mesurer la réactivité de vos équipes.  
  • Le MTTF (Mean Time To Failure) : Pour vos composants non réparables (moteurs moulés, roulements scellés).  
  • La Disponibilité : Le ratio ultime qui combine fiabilité et maintenabilité.    

Conclusion

  • Maîtriser son MTBF, c’est passer d’une maintenance subie à une maintenance pilotée. Avec une GMAO moderne comme DOMMS, ces indicateurs ne sont plus des corvées de calcul, mais des tableaux de bord dynamiques au service de votre productivité.   

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